Dessin enfant qui se rencontre

En effet, un enfant ne dessine pas n'importe quoi pour n'importe qui! Quand le dessin se veut parole, chaque enfant invente sa propre esthétique, d'un type de Il nous y parle de joies, de soucis, nous révèle les difficultés qu'il rencontre.
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Selon sa place et sa couleur dans le dessin, il indique une bonne relation avec le père ou au contraire des difficultés. Les couleurs Un enfant stable et bien adapté utilise en général 4 à 6 couleurs. Les couleurs chaudes expriment un bon équilibre affectif, les couleurs sombres, une tendance à la tristesse. Mais, bien sûr, ces notions doivent être relativisées en fonction du contexte du dessin.

Il est utilisé par tous les enfants. Il est souvent associé au rouge. Toujours utilisé par les enfants. Omniprésent à partir de 6 ans, il traduit une angoisse. Les dessins de vos enfants sont des moyens de mieux les connaître et de les comprendre. Remettez toujours le dessin dans son contexte: Entendu quelque chose qui peut expliquer le thème du dessin? Il peut tout simplement exprimer une mauvaise humeur. Observez le dessin dans son ensemble: Laissez-vous guider par votre impression générale: Prêtez attention aux couleurs: Les animaux sont importants: Les personnages sont essentiels: Ne faites jamais de commentaires dévalorisants: Dans ce cas, il est bon de consulter un spécialiste.

La découverte de votre enfant par le dessin de Roseline Davido. Il vous aidera à analyser et à interpréter les messages qui y sont dévoilés, et vous fournira des explications claires, exemptes de considérations psychanalytiques complexes. Il faut faire la part dans ces mutations de tout l'aspect conventionnel du dessin de l'enfant. Souvent l'enfant produit dans le Fay ou la Famille un type très sommaire parce que c'est une représentation simplifiée, facile à répéter en série. Ceci ne veut pas dire que c'est ce qu'il peut faire de mieux.

Souvent aussi quand l'enfant dessine un bonhomme il ne cherche pas la précision, la conformité au réel.


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C'est pourquoi la référence à son propre corps lui permet de faire un progrès évident dans l'immédiat à partir d'un certain âge? La référence au corps propre permet de vérifier l'intervention d'une certaine notion du schéma corporel dans la modification des dessins. La manière dont l'enfant tient compte de la référence à son propre corps peut affecter des aspects divers: Chez les enfants qui appliquent docilement le rectificatif, la référence au corps propre pour la localisation des détails du corps et leur agencement peut provoquer un résultat particulier.

L'enfant isole le détail sur lequel on a attiré son attention, il le met en relief soit en l'hyper- trophiant, soit en l'individualisant. Ainsi on a pu obtenir des cous très longs ou des épaules en relief de chaque côté du corps. Le déséquilibre ainsi créé montre l'impuissance dans laquelle se trouve l'enfant à Tiodifier un type encore rigide, l'élément nouveau prend l'aspect d'un. Ce qui donne cet aspect segmentaire, morcelé de certains bonshommes du rectificatif.

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Le dépassement de la transparence est aussi à l'origine de ce type de morcellement. La docilité peut produire encore un autre effet: On obtient parfois la dislocation du type initial. Les segments peuvent être géométriques, sans rapport avec la forme réelle ; parfois aussi l'enfant éprouve des difficultés à se dégager des schémas habituels de l'ovoïde ; deux ovoïdes et parfois trois s'étagent l'un sous l'autre figurant le cou la tête et l'autre le tronc ex.

Cette attitude énumérative semble être le retour d'une tendance que l'on rencontre chez le petit enfant qui compte les doigts en dessinant la main du bonhomme et la fait disproportionnée. Claude B. Détérioration déterminée par le rectificatif. Nous avons "souvent observé dans la série des dessins rectifiés des fluctuations entre ces deux aspects de régression par rapport au type et de progrès, surtout quand nous cherchions à obtenir des détails nouveaux après avoir obtenu déjà une certaine amélioration.

Le conflit ovoïde-rectangle que nous avons rencontré dans la série des dessins spontanés de Jean-Louis. Martine L. Jean-Louis R. Le rectangle des épaules et des bras apparaît comme un cadre entourant l'ovoïde. Nicole B. Chez une enfant dont le type spontané est hybride, rectangulaire du haut et ovoïde du bas, la série rectifiée entraîne une. Ainsi le rectificatif peut, quand il provoque de la détérioration, mettre en relief un conflit existant à l'état latent entre des formes de type opposé que l'enfant doit intégrer dans la structure de ses personnages.

Le rectificatif peut aussi porter sur les vêtements et met alors très souvent en jeu" le fait qu'on est convenu d'appeler la transparence. La transparence a pu être provoquée et dépassée dans l'épreuve du rectificatif. A une seconde étape, nous avons fait prendre conscience à l'enfant de la transparence qu'il modifie généralement en noircissant les parties du corps recouvertes du vêtement.

Le dessin du personnage par l'enfant : ses étapes et ses mutations.

A une étape ultérieure, nous avons obtenu que l'enfant intercale dans son personnage l'élément de jupe ou de pantalon: Certains enfants brûlent les étapes et passent directement d'un type sommaire à un type différencié par le vêtement, c'est dans le cas de mutations de types que nous avons pu observer un tel résultat. D'autres enfants ne parviennent pas à dépasser la première étape et font un grossier griffonnage sur leur stéréotype, c'est le cas d'enfants dont les personnages sont' très sommaires. Ainsi, quand on a suscité la transparence ou son dépassement, on s'est heurté à de grandes différences individuelles.

L'effet de contraste semble jouer également ici car on passe fréquemment de l'ovoïde au type rectiligne pur. L'enfant peut avoir dessiné spontanément des personnages de profil et le rectificatif a porté aussi sur eux. Personnages de profil. La difficulté du profil, c'est que l'enfant a l'impression qu'il ne doit dessiner qu'une moitié du personnage.

La preuve en est que certains enfants le dessinent de face, mais seulement la moitié de son corps. C'est le personnage demi-elliptique. Nous avons rencontré la même chose dans des personnages assis et vus de profil. C'est cependant un phénomène assez rare. Le profil suppose chez l'enfant la possibilité d'abstraire une partie du corps comme représentation de l'ensemble. Mais pourquoi l'enfant dessine-t-il les animaux de profil et les bonshommes de face?

Parce que, il y a plus d'éléments représentés chez l'animal de profil, et chez l'homme au contraire, il y en a moins. Ce qui tient à ce que le grand axe du corps se renverse: Cependant on peut constater dans les dessins où le personnage fait partie d'un ensemble que la position de profil est plus fréquente que la position de face: Cela semble lié à la difficulté des plicatures qui peuvent être représentées sur le plan du papier tandis que de face elles se superposent en profondeur, entraînant des difficultés de transparence.

Christian C, 8;3. Du même enfant, personnage assis de profil décomplété. Quand le personnage doit être assis ou couché de face, se pose le problème des plans en profondeur, l'enfant ayant d'abord tendance à représenter les détails propres à chaque plan ce qui l'amène à les superposer sur le plan unique du papier tant qu'il ne dispose pas de la perspective et tant qu'il a besoin de les imaginer intégralement et sans ellipses. Par ses tâtonnements le dessin du profil est un exemple du conflit entre la morphologie et le mouvement.

Ce sont les éléments mobiles qui les premiers indiquent l'orientation, d'abord par les pieds et par les bras, puis par la tête, le corps de profil étant l'étape ultime. Un bon exemple de cette influence, c'est la comparaison entre le dessin du personnage debout et celui du personnage assis. Altération des personnages assis. Le problème que l'enfant doit résoudre c'est d'agencer les éléments du personnage dans un ordre inusuel.

A Le cadre matériel

Il se crée un conflit entre le bonhomme automatisé qu'il dessine debout et le bonhomme assis. En effet, les membres, qui ne sont que des détails dans le personnage debout pour lequel l'essentiel est la tête et le tronc, prennent ici une importance prépondérante, c'est de leur agencement, de leur forme que naîtra l'attitude.

La courbure du corps présente aussi une difficulté. Christian G. Deux enfants de classe de perfectionnement. L'alternative se pose. Un certain nombre d'enfants trouve la solution en supprimant -ou en atrophiant soit les membres, soit le tronc, ou même les deux à la fois. D'autres enfants au contraire hypertrophient le tronc dont la courbure se confond avec celle des jambes. Didier G. Dans le dessin du personnage assis sur une chaise et vu de profil, souvent on observe une confusion du corps et de la courbure de la.

La chaise constitue ici l'armature de l'attitude, ce qui expliquerait l'altération souvent illisible de la forme; le rôle essentiel revient à la courbure. Si le personnage assis est vu de face, plus que la courbure du corps, ce sont les jambes, leur insertion, leur articulation qui posent' des problèmes. C'est par elles seules le plus souvent, que les enfants essayent de rendre la position assise.

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C'est pourquoi elles- sont ou bien insérées à l'intérieur du tronc, ou bien à la base de chaque côté du tronc et horizontales. Un seul enfant a essayé de rendre l'effet' assis par le. Quand il n'y a pas tentative d'articulation, il y a le plus souvent atrophie en moignons ronds. Quand il y a tentative d'articulation souvent se rencontrent les inversions d'articulations, les articulations molles, les articulations courbes.

Quand il y a réussite de l'articulation, c'est le plus souvent un schéma de l'articulation rendu par des segments géométriques. La prédominance de la forme se manifeste chez les enfants très jeunes et les débiles par le fait qu'aucune modification n'apparaît dans le personnage, qui est dessiné debout. L'altération commence quand se pose le problème de l'attitude. On rencontre les deux extrêmes: L'altération est également très forte chez certains instables et autres enfants desla classe de perfectionnement pour qui se posent des problèmes caractériels.

Lès enfants les plus âgés sont en général plus maîtres des différentes attitudes à rendre, ils sont aptes à exprimer les modifications qu'ils perçoivent dans l'analyse de l'attitude. Il semble que l'altération diminue avec la maîtrise du schéma corporel. Nous avons dit que l'altération porte sur les membres et sur le tronc essentiellement. Ici, le type segmentaire énumératif ne se rencontre pasr l'attitude l'emporte sur l'analyse des différentes parties du corps. Prenons par exemple un enfant qui donne un type ovoïde pour le personnage debout avec des bras et des jambes insérés au tronc et les épaules indiquées.

François G. L'enfant n'a retenu1 des jambes qui forment un ensemble complexe, difficilement intégrable dans son ovoïde que. L'enfant a. La rectification fait apparaître les jambes sous forme d'un V et de profil sous forme d'un seul membre rectiligne et horizontal. Voici un enfant Jean-Louis Se. Le passage au personnage assis spontané se manifeste par la suppression de la jupe et par le raccourcissement du tronc, il a déjà un souci de l'attitude qu'il rend en plaçant les jambes horizontalement, à la base du tronc de chaque côté.

Quand par l'analyse de la position. Jean-Louis S. Il n'a retenu des jambes que l'idée de l'articulation: De l'effort. L'enfant J. La difficulté pour le personnage assis se manifeste dès le dessin spontané où le bonhomme est rendu couché. Le passage aux personnages assis de face et de profil après analyse de la position entraîne la suppression des bras et la réduction du tronc.

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L'enfant est préoccupé par le problème de l'articulation qu'il rend non plus de façon rectiligne mais molle, c'est, l'articulation en vermicelle qui se rencontre fréquemment ; il n'y a aucun rapport avec la réalité, seule subsiste l'idée d'une courbure. C'est un mécanisme analogue aux deux cas précédents. Jean-Claude Q. Le personnage assis représenté appuyé sur les deux membres supérieurs est plutôt en position couché sur le ventre qu'assis. La rectification détermine une régression de l'ensemble avec apparition des deux jambes en vermicelles formant crochets articulation molle ;.

II arrive que l'analyse du corps propre ne modifie pas le type spontané et que la même atrophie des membres subsiste sans changement. La référence au corps propre peut aussi accuser la détérioration amorcée au personnage assis spontané, ainsi chez R. Après analyse, la recherche de l'articulation se fait au détriment de la forme qui devient illisible, il y a confusion de la tête du tronc et des jambes, seule est compréhensible l'attitude qui est meilleure que dans le dessin spontané.

Il s'effectue donc semble-t-if une dissociation de la forme et de l'attitude, l'attitude prenant une existence indépendante de la forme, qu'elle soit schématisée, esquissée ou rendue d'une façon monstrueuse. Ce qui la caractérise, c'est semble-t-il l'importance du facteur représentation: Il semble donc que lorsqu'on demande à' l'enfant de réaliser un dessin plus complexe que ce qu'il est apte à rendre ordinairement, il y a dissociation des éléments du dessin et dans le cas particulier du report au corps propre pour la position assise: Le type de régression que l'on obtient se caractérise par la discordance entre la régression de la forme et la recherche de l'attitude.

Il n'y a donc pas de corrélation stable entre la représentation des mouvements et la représentation morphologique. Ce qu'on peut observer ce sont des pseudo-régressions,, des retours aune forme antérieure qui répond mieux à une intention de mouvement où l'attitude en quelque sorte active, la fonction, semble l'emporter sur la morphologie. Une forme de cette régression est la schématisation qui est -en rapport avec la complexité du thème, l'attention devant se distribuer sur un grand nombre d'objets.

Il y a combinaison entre les possibilités graphiques et une certaine notion de la structure du personnage. Les modifications du rectificatif peuvent aussi intéresser les membres sans faire varier le type. Les bras en donnent de nombreux exemples. Les bras. Dans le dessin du bonhomme debout,, les bras sont plus maladroits que1 les jambes ; ceci est dû au fait que l'activité des bras est une activité volontaire de type très complexe.

L'enfant est noyé par la diversité des attitudes possibles. Nous nous sommes efforcés de faire porter les rectificatifs sur les erreurs de morphologie, insertion, longueur relative, parfois direction. La modification des bras est liée parfois à celle de l'ensemble cou épaules bras. En insistant sur les relations du bras et de l'épaule, nous avons déclanché dans certains de nos dessins un conflit entre le bras et l'épaule ou bien une insistance sur l'épaule, l'amenant parfois à avoir une individualité propre qui la détachait' du tronc.

Jacqueline D. Puis l'épaule apparaît fermée sur elle-même, entraînant une mutation vers le type rectangulaire 2 , et enfin le cou apparaît et l'épaule devient un angle droit d'être une courbe. Le type des bonshommes de cet enfant est une structure encore trop rigide. Nous avons rencontré ce type de structure des épaules et des bras chez beaucoup d'enfants du type ovoïde fruste ou triangulaire qui maintiennent leur type au rectificatif.

Pour les bonshommes d'un stade ultérieur dont le tronc pain de sucre implique les épaules dans sa structure. On assiste alors dans ce cas à un creusement du tronc sous chaque épaule, provoquant une individualisation du bras et de l'épaule analogue au type porte-manteau observé en série spontanée. Articulation des bras. L'articulation correcte des bras dans les bonshommes debout apparaît bien après l'insertion correcte, car elle est davantage liée à la dynamique qu'à la morphologie.

Dans la plupart de nos dessins, les bras sont rigides, parfois courbes. Nous avons quelques exemples exceptionnels d'articulation correcte en série spontanée. Cependant certains enfants cherchent à rendre maladroitement la plicature des bras, ce qui est la cause d'articulations fausses dans la série spontanée. Raymond D. Détérioration sous l'influence de la rectification.

II ne faut pas oublier que la consigne de dessiner un personnage en action induit davantage à rendre le mouvement, donc l'articulation, c'est ce que nous avons pu vérifier dans le dessin de la dame de Fay portant un parapluie. L'exemple de Raymond D. Par contre, les personnages dans la série de la famille, rendus de face présentent des altérations typiques de l'articulation. Le premier a les bras en porte-manteau, avec l'articulation du coude parallèle à celle des épaules, le second a les bras en articulation molle, formant une boucle au niveau du coude et se rejoignant sur le ventre.

Ce type d'articulations fautives a été obtenu fréquemment pour les personnages dans différentes attitudes. Les rectificatifs amènent un retour au stade rigide, inarticulé. La dame de Fay a le bras qui présente une double articulation, un second personnage- de profil qui suce son pouce dans la famille offre la même faute qui s'accuse par l'incurvation du bras vers la bouche, tout se passe comme si l'acte l'emportait sur Ja structure de l'organe, le fait a été vérifié dans la structure du personnage dans différentes attitudes.

Nous avons pu obtenir une correction de l'insertion dans la série rectifiée pour le personnage vu de face, après plusieurs tentatives infructueuses: C'est la tentative de rendre l'articulation des bras qui détermine l'encadrement rectangulaire du tronc, l'articulation fausse étant du type porte-manteau.

Nous ne prétendons pas avoir épuisé, dans cette étude, toutes les influences qui s'exercent sur le dessin de l'enfant. En dehors des références au corps propre, il y en a d'autres liées à la structure même de ce qui sert de support au dessin, en particulier la surface sur laquelle il est tracé.


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Dans une étude que nous publierons ultérieurement nous avons examiné les modifications subies par le dessin quand il doit s'ajuster à un canevas. Ce que le dessin des personnages met en évidence c'est bien une série de types qui répond à des étapes. Mais ces étapes n'offrent pas chez chaque enfant une succession régulière: De ces types, les types géométriques sont particulièrement significatifs, ils procèdent du cercle, du rectangle et du triangle.

Ils semblent. Ils servent donc d'intermédiaire entre une figure et son étalement dans l'espace. La géométrisation apparaît principalement sous forme d'ovoïde dans la représentation primitive du corps, du rectangle et du triangle à l'occasion des vêtements. D'autres influences géométriques se font sentir en dehors de la forme: Puis viennent des influences de structure, c'est-à-dire en particulier la nécessité de disposer correctement entre elles les parties du corps.

On peut alors assister à des conflits entre ces exigences nouvelles et les réalisations antérieures. Souvent s'observe une disproportion entre les parties et le tout et leur agencement baroque. Quand le personnage à représenter est doté d'une individualité particulière, c'est le conflit entre ses caractéristiques et la morphologie précédemment adoptée. Enfin, il peut y avoir un conflit plus essentiel entre la morphologie et l'acte ou les attitudes momentanées du personnage, c'est le conflit du permanent et de l'accidentel.

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De la même espèce sont les difficultés à représenter le personnage sous des angles variables, par exemple à passer du personnage de face au personnage de profil. Ces difficultés sont multiples: A chaque étape se produisent des erreurs ou des maladresses en rapport avec les difficultés rencontrées. C'est ici qu'interviennent des rectifications qui sont la source soit de progrès soit de régression. Les progrès marquent que l'enfant était mûr pour une représentation meilleure que celle qui persistait ; au contraire les régressions montrent que l'enfant était encore incapable de surmonter l'obstacle et qu'à vouloir prématurément obtenir de lui les corrections demandées, on le rebute et on détériore les résultats auxquels il était parvenu.

Ces variations en mieux et en plus mal répondent bien au mode d'acquisition par l'enfant de ses différentes capacités. Il est frappant en effet qu'il puisse offrir des réussites inattendues qui subissent ensuite des éclipses parfois prolongées. Un autre problème essentiel est celui que pose la scène, qui implique la représentation de l'espace comme tel et particulièrement de ses dimensions en profondeur. C'est la profondeur qui donne lieu au phénomène de transparence, où il faut voir sans doute, comme il est admis habituellement, le besoin pour l'enfant de tout exprimer de l'objet auquel il pense, mais qui résulte aussi du non ajustement de l'espace visuel où les objets se font écran quand ils sont dans le même axe et de l'espace tactile, où il est possible d'explorer en profondeur les objets qui se masquent les uns les autres.

L'expression graphique de la profondeur n'est pas encore possible par les lois de la perspective, elle ne pourrait l'être que par la dimension relative des objets suivant leur éloignement ; ou par leur distribution sur la feuille de papier. Mais pour la dimension relative des objets, l'enfant se heurte à la constance de dimension de forme etc.. La représentation de l'espace n'a pas d'influence que sur la distribution des objets, elle entraîne souvent une simplification des personnages et même une schématisation très sommaire de leur forme ; ils deviennent ainsi de simples accessoires, de simples positions exprimées par un graphisme élémentaire.

Ce que le rectificatif met en évidence ce sont les fluctuations des types spontanés et différents conflits nés des exigences devant lesquelles l'enfant est placé. Ces difficultés résultent de la coordination nécessaire des parties nouvelles avec l'ensemble, de l'ajustement entre l'attitude et la forme, ce qui est particulièrement manifeste quand on prescrit à l'enfant d'asseoir le personnage qu'il a l'habitude de représenter debout de face et de profil ; c'est qu'alors doivent intervenir non seulement des parties nouvelles mais des articulations entre les différents segments du corps.

Ainsi les épreuves que nous avons utilisées dans ce travail sont-elles révélatrices de la perception, ou plutôt de la compréhension que l'enfant prend successivement de l'ensemble corporel et des possibilités morphodynamiques de l'organisme et de son propre organisme. Cette représentation n'est pas primitive, elle n'est pas immédiate, elle n'est pas un simple décalque du sentiment de son propre corps ou du corps des autres, elle exige des ajustements progressifs et leur expression par un graphisme qui a lui aussi ses propres conditions et ses périodes d'acquisition.

Réactions de l'image et du graphisme l'un sur l'autre sont une condition du dessin de l'enfant comme d'ailleurs de tout dessin à des niveaux divers d'adresse et d'expression. Wallon et L. Wallon L. Enfance Année pp. Documents liés Référence bibliographique. Plan Description des épreuves [link] Conflit d'un détail avec l'ensemble [link] La différenciation des types sous l'influence des détails [link] La géométrisation [link] Répartition des membres dans le bonhomme ovoïde [link] Détails et types du personnage [link] Hybride et combinaison volontaire des types [link] Conflit et contraste dans le dessin [link] Les modifications dans la série [link] Les altérations [link] Les améliorations [link] La scène [link] Répartition des personnages sur un seul plan [link] La scène rendue en profondeur [link] La scène provoque une simplification des personnages [link] Les problèmes de la rectification [link] Le cou [link] Personnages de profil [link] Altération des personnages assis [link] Les bras [link] Articulation des bras [link] Conclusion [link].

Liste des illustrations Disposition en X et en angle rectangle des membres autour de l'ovoïde [link] Asymétrie marquée des deux bras, deux exemples de bras, l'un encastré dans le tronc et l'autre portant le parapluie [link] Exemple de bras symétriques en anses de potiche [link] Superposition d'une tête ronde, d'un triangle épaules d'un rectangle tronc auquel s'accrochent les membres [link] Type hybride.

Transparence totale [link] Dessins de la famille: Le schéma classique proposé par les mômes est une façade centrée sur la page et rappelant un visage, avec porte et fenêtres symétriques, le tout dans un environnement harmonieux. Dès lors, une petite bicoque ou une végétation très imposante autour seraient des signes de timidité. Une maison qui déborde du cadre, exprimerait, elle, une soif d'affection. Selon la psychanalyste Françoise Dolto, un château fort correspondrait, quant à lui, à " une représentation défensive de l'image du corps ". Le chemin d'accès, l'absence de porte et la taille des baies - liées à la manière dont les juniors pensent ou veulent qu'on voie en eux - peuvent aussi être révélateurs.

L'arbre évolue également avec l'âge. Il passera par l'étape têtard, cime et tronc confondus, puis ce dernier s'élargira vers le bas. Ensuite, viendra la ligne de sol - " l'arbre prend alors racine, ce qui correspond à une bonne insertion dans la vie familiale et sociale ", observe Roseline Davido. Peu à peu, le croquis se perfectionnera, le tronc signifiant le " moi " stable de l'individu et les branches sa capacité à penser le monde. Une base large témoignerait ainsi d'un caractère terre à terre, un feuillage déployé vers le haut, d'un môme plus tourné vers le spirituel.

Il existe un test américain, le Kinetic Family Drawing, qui consiste à représenter ses proches en train de faire quelque chose. Souvent, ce sont des images clichés qui reviennent: Mais le résultat peut aussi apporter des données pertinentes, par exemple en cas de suspicion de maltraitance. La place des uns par rapport aux autres donne aussi des informations, notamment en matière d'OEdipe.

Il arrive également que les petits " oublient " de faire figurer leurs frères et soeurs, s'ajoutent une fratrie imaginaire ou ne figurent pas eux-mêmes sur le tableau - " dans ce cas, c'est qu'ils ne savent pas quelle est leur place ", analyse Diane Drory. Tout est donc question de symboles, et il en existe des tonnes Entres autres, les animaux dont les enfants usent pour éviter de se montrer vraiment, le caractère de la bête leur correspondant en quelque sorte. On pourrait également pointer le bateau, synonyme d'envie d'évasion mais aussi de manque d'autonomie, quand il est à voile et est à la merci de la météo ; le passage pour piétons, rappelant le devoir, la contrainte sociale ; la pluie, évoquant la tristesse ; ou encore la lune, suggérant le mystère, la mort parfois A moins qu'il ne s'agisse d'un simple attrait du dessinateur en herbe pour l'aventure spatiale!

Comme toujours, il faut rester très méfiant en matière d'interprétation. Imaginez que la veille il ait vu un film sur les prisons Par respect pour son auteur, nous nous devons de lui demander ce qu'il a voulu nous raconter. Weekend Fanny Bouvry. En savoir plus à ce sujet: Les plus lus Le Vif Weekend nr.